Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Maya.P
  • Le blog de Maya.P
  • : des romans, des contes, des histoires pour les petits, tout un espace dédié à la jeunesse mais pas seulement...
  • Contact

Recherche

Pages

16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 11:37

 

Coque de noix le petit bateau de pêche et Zip le remorqueur adorent faire la course sur l’eau turquoise de la crique des méduses. Zip part en premier, il crie : « je suis le plus puissant ! » mais Coque de noix finit la course avant lui ! il clame: «  je suis le plus résistant ! »

Ils s’inscrivent à la GRANDE COURSE autour de l’île aux mouettes ! c’est une course qui dure deux jours !

Dans la file d’attente des bateaux géants roulent les mécaniques. Ils se moquent.

« C’est pas une course pour les minus ! Ah ! Ah ! »

« On n’est pas des minus ! » s’énerve Zip. Coque de noix lui souffle : « laisse les parler ces taules froissées ! »

Le grand jour arrivé, les deux amis sont sur la ligne du départ. Des copains, sont venues les encourager. « Bon vent les amis ! »

Zip a le trac. « j’ai mal au ventre ! » Coque de noix le rassure : « T’inquiète pas Zip, on va les surprendre ! »

Soudain, le départ est lancé : « un, deux, trois, prés, partez ! »

Un gros Chalut donne un coup de rein puissant. Coque de noix a juste le temps de l’éviter. Il crie : « attention Zip ! »  mais Zip parti en trombe se cogne.

Sa coque est fissurée. «  c’est foutu pour moi ! bonne chance ! » lance Zip déçu.

Coque de noix a la gorge nouée :  « Tu vas me manquer ! »

Tout à coup, des nuages assombrissent le ciel. Il se dit « La tempête n’est pas loin ! ».

Un vent fort se lève. Les bateaux lourds ont du mal à avancer. Des vagues géantes leur barre le chemin. Ils boivent la tasse !

Mais coque de noix, lui vole ! il saute au-dessus des vagues ! Il gagne du terrain !

Soudain, il capte un message de détresse : « à moi ! je vais couler ! »

Lulu le petit chalutier s’est renversé.

Coque de noix profite d’une rafale pour voler à son secours. Il lance sa corde et tire pour redresser le malheureux. « Oh hisse ! oh hisse ! »

« Tu m’as sauvé la vie ! je ne l’oublierai pas ! » crie Lulu à son sauveur qui file déjà.

Le soir, la tempête se calme et les étoiles brillent. Coque de noix, se repose un peu. Tout à coup un cri perçant le fait sursauter. « Hiiiiiii ! j’ai perdu ma maman ! » C’est un baleineau.

Ni une ni deux Coque de noix prend les choses en main : « T’inquiète pas on va la retrouver ! »

Il met en marche sa sonde : « Elle est au sud ! Viens, je t’accompagne ! »

En un éclair, il réunit la maman et son petit. « Je serai toujours ton ami ! »  chante le baleineau heureux.

Coque de noix reprend sa course mais les autres participants sont loin devant.

Pourtant lorsqu’il entend un sanglot : « j’ai perdu mes rames ! comment faire pour rejoindre mon navire ! ». Coque de noix n’hésite pas une seule seconde.

« Pas de souci ! je te remorque ! » Il lance son filet sur la barque triste et la hisse. Puis, il l’amène jusqu’à son navire. Une fois sur le pont, elle s’écrie « Je te dois une fière chandelle ! ».

Coque de noix est déjà loin. Il vogue vers la course. Les autres ont tous franchi la ligne d’arrivée qui n’est plus très loin. Il rassemble toutes ses forces et pense  « Je suis si fatigué ! Je n’y arriverai jamais ! ». À bout de souffle, il se met à Tanguer.  Il tousse :  « kof ! kof ! »

Baleineau l’entend, il fonce.  « mon ami je vais t’aider ! ». Avec son jet il le propulse en avant. « pchittt ! ».

Lulu alerté aussi accourt. Il lui passe un peu de carburant. Coque de Noix reprend un peu de force. Il arrive le dernier longtemps après le premier.

Pourtant, un accueil triomphal l’attend : « Bravo ! Bravo ! »

C’est la barque qui a tout raconté des exploits de son héro.

Coque de noix vole la vedette au vainqueur car il a un grand cœur !

Zip est là pour l’acclamer dans le port on l’entend plus que tous : «  vive coque de noix ! »

L’an prochain il recommencera, en attendant il va s’entraîner dans sa crique préférée !

 

 

 

Repost 0
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 11:35

 

 

Au fin fond de la forêt, là où les enfants ne vont jamais, vit petit Grrr le petit ogre. Petit Grrr ne connaît pas les enfants et il meurt d’envie d’en voir un. Son papa lui dit :

-       Il y a très longtemps nous mangions des enfants. Des petits, des gras, des gros, des qui croustillent !  maintenant c’est fini ! C’est trop dangereux !

-       Mais je veux juste me faire un ami ! répond tristement petit Grrr.

-       Ce n’est pas possible !  Ils sont souvent méchants et cruels ! rajoute maman.

Mais petit Grrr est très curieux. Alors il décide d’aller voir de ses propres yeux.

Il traverse la grande forêt et arrive sur un chemin. Sur un panneau, il lit : Promenade des enfants. Juste à côté il y a un gros rocher. Petit Grrr se dit :

-     Je vais me cacher derrière le gros rocher.

Soudain, une touffe de poil se précipite sur lui. Sa langue rose lui fait des chatouillis entre les orteils. Petit Grrr se tortille et lâche un gros éclat de rire. Et lorsqu’il se retourne Horreur ! petit Grrr a très peur !

-         AHHHHHHH ! hurle-t-il.

Petit Grrr est nez à nez avec une fillette.

-         Hiiiiiiiiii ! s’égosille la petite fille.

Tous deux sont comme deux statues de pierre. Ils ne peuvent plus bouger. Puis, Petit Grrr prend son courage à deux mains.

-         Je suis petit Grrr ! Et toi tu es qui ?

-         Miranda, marmonne la fillette pas très rassurée.

Puis, sans le moindre regard pour petit Grrr, Miranda appelle son chien.

-         Mordicus ! arrête de lécher Cet OGRE ! Il Va te DÉVORER !

-         Pas du tout ! proteste petit Grrr.

Miranda est très pressée. Elle file sans dire au revoir.

Le lendemain, petit Grrr revient au même endroit. Il est un peu en retard car c’est jour de roulé boulé dans la boue de champignons moisis. Miranda, assise sur le rocher, mange des Bonbons.

-         Bonjour, Miranda ! Tu es très jolie aujourd’hui. S’exclame petit Grrr qui veut se faire une amie.

-         Toi tu es moche et tu sens mauvais ! C’est quoi ton parfum ? PROUT ?

Miranda ricane et passe son chemin. Elle ne partage pas ses bonbons.

Petit Grrr, est un peu triste. Miranda est un brin moqueuse. Pour la conquérir, demain il lui apportera des fleurs.

-         Quoi ! Des pissenlits et des chardons ! s’écrie-t-elle.

Miranda jette le bouquet. Petit Grrr pousse un grand soupir. Ses parents avaient raison. Les enfants sont trèèès méchants.

-         Dis- donc ! lance-t-elle. Tu connais le dentifrice ?

Elle se pince le nez et s’exclame :

-     Ta bouche sent les ÉGOUTS !

C’est trop fort !  Petit Grrrr en rage montre ses dents pointues.

-      Et mes dents comment tu les trouves ?

-         BEURK ! DÉGOUTANTES ! répond la fillette en haussant les épaules.

À ces mots, petit Grrr ouvre grand sa bouche et englouti d’un seul coup la fillette désagréable.

De retour chez lui petit Grrr raconte tout à ses parents.

-         Tu es un vrai petit ogre ! clame papa. Je vais ouvrir une bonne bouteille de jus de chauve-souris pour fêter ça !

Mais maman s’étonne.

-         Tu as aimé  manger une fillette ?

-         Oh non ! c’est pas bon ! C’est fade et amer comme de la salade ! alors je l’ai recrachée !

-         Ah je préfère ça ! Nous ne mangeons plus les enfants même lorsqu’ils le méritent. Si nous voulons vivre tranquillement dans notre forêt, il faut que tu promettes de ne plus recommencer.

-         Je promets, maman. Murmure petit Grrr.

-         Bien ! entonne papa, Miranda a eu juste une grosse peur et toi mon petit Grrr tu ne l’as pas gardée sur l’estomac. Ça mérite bien un grand verre de jus de chauve-souris !

Petit Grrr et ses parents trinquent joyeusement.

Le soir avant de s’endormir, petit Grrr pense : Peut-être que des enfants gentils ça existe aussi!

 

 

Repost 0
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:53
Un jour Anita Motus revient de l’école effondrée et le cœur gros.
-    Tu sais quoi ! annonce-t-elle à son mari. La maîtresse d’Annabelle m’a convoquée dans son bureau.
-    Ffoi ! Anafelle a fait une fétise ? s’exclame Rodrigue Motus la bouche pleine de cerises à la réglisse.
-    Non c’est pas du tout ça! explique Anita. Il paraît qu’elle n’ouvre plus le bec depuis plus d’un mois.
-    Scrounch, pourfant je l’ai fue manfer, Assure Rodrigue en se délectant d’une betterave en beignet.
-    Ça n’a rien à voir ! elle a perdu sa voix. Je ne m’en suis pas aperçue et toi ?
-    Slurp ! ni moi.
« Driiiiiing ! » fait la sonnerie du téléphone.
-    C’est pour moi !
Anita Motus se précipite à toute allure. Au passage elle bouscule la chaise bleue, la table bar, le gratin d’algues aux calamars et vlam ! Le gratin est renversé mais Anita tient le combiné ! C’est Sophie Commère sa sœur, pour les conseils c’est la meilleure !
-    Tu devrais emmener ta fille chez le docteur !
Sans attendre, Anita Motus se rend chez le plus savant, le docteur Durand.
Après avoir longuement ausculté Annabelle, il s’adresse aux parents.
-    Allons Madame Motus, dites-moi que s’est-il passé ?
« Tatatitata » chante le téléphone portable d’Anita. « Tatatitaté », « Tatatitata » rappelle la petite musique. Anita hésite encore quelques secondes mais la voici qui se lève en trombe et court répondre. C’est Cathy Bougeotte son amie boulotte. Anita papote, papote et oublie qu’elle est chez le spécialiste.
Le docteur se tourne alors vers Rodrigue.
-    Allons Monsieur Motus, dites-moi qu’est-il arrivé ?
Rodrigue le regarde l’air désolé. Il vient d’avaler une part de pizza aux épinards et ne peut résister a l’envie d’en prendre une autre bouchée. Il déguste, savoure, se régale tant qu’il en oublie qu’il est chez le docteur Durand.
    Le docteur dit alors à Annabelle.
-    J’ai bien peur de comprendre de quoi tu souffres ma belle ! Tes parents ont la bouche trop occupée pour te parler et les oreilles trop bouchées pour t’écouter. Que dirais-tu d’un animal de compagnie pour te soigner ?
Annabelle contente approuve énergiquement de la tête.
Elle choisit le plus joli, le plus doux le plus gentil des chiens.
-    Comme il est mignon ! on dirait un petit mouton ! s’extasie Anita.
-    Tu as remarqué sa truffe retroussée ! observe Rodrigue en se frottant les mains. Il est bon pour la chasse ce chien !
-    Hum…Il m’a l’air intelligent. Il m’aidera au travaux de l’appartement.
 La famille adopte le nouveau venu avec joie. Annabelle le nourrit, le promène, lui brosse le poil. Au fil des semaines le joli petit chiot se transforme en un énorme cabot. Maintenant, il dépasse sa fragile maîtresse et de loin. Ses long poils blancs et sa gueule imposante lui donne l’air d’un ours des pôles. Ses oreilles se dressent sur son crâne comme deux larges tranches de pain de mie coupées en triangle.
Doudou, le gros chien pataud, garde la chambre d’Annabelle comme on protège un château. Chaque jour, il attend impatiemment son retour de la maternelle.
A peine rentrée, Annabelle s’enferme dans sa chambre avec son Doudou. Elle lui raconte sa journée, ses disputes avec ses amies, ses retrouvailles aussi, lui demande son avis sur ses tenues, ses jouets perdus, et même sur son amoureux Lulu.
Le royaume d’Annabelle est défendu. Alors, l’oreille collée contre la porte, ses parents l’épient.
-    J’en ai assez de ces enfantillages ! dit Anita à son mari. Elle parle tout le temps à ce gros patapouf et pas un mot à ses parents !
-    Tu as raison, répond-il… si nous nous débarrassions de ce gros chien très encombrant.
Jaloux comme des poux, Anita et Rodrigue se décident à abandonner Doudou.
Lorsque qu’Annabelle rentre de l’école Doudou ne lui fait pas la fête tout foufou. Pas de museau humide sur son visage, pas de queue balayant tout sur son passage. Doudou a disparu.
Annabelle reste muette. Elle garde sa colère, son chagrin et s’enferme dans son domaine. De sa gorge ne sortent que de gros sanglots mais pas le moindre mot.
Ses parents sont désemparés.
-    Qu’avons-nous fait ! Qu’avons-nous fait ! s’écrie Anita.
-    Nous sommes des parents… mauvais. s’attriste Rodrigue.
-    Maintenant, il nous faut réparer, sans quoi Annabelle ne voudra plus jamais nous parler.
Anita et Rodrigue courent chercher le gros nounours à l’endroit où il l’on laissé, juste au bord de la forêt. Doudou les reconnaît, se précipite à leur rencontre et leur donne plein de baisers. Les Motus en sont encore plus gênés…
-    Qu’avons-nous fait ! Qu’avons-nous fait ! se désespèrent-ils.
Arrivés à la maison, la fillette et l’animal s’embrassent. Toute à sa joie Annabelle s’exclame.
-    Mon Doudou ! Mon doudou adoré !
Puis se tournant vers ses parents.
-  Ne le refaites plus jamais !
- Oh ! ma chérie ! C’est promis, nous avons compris. Désormais, on va t’écouter, on ne veut plus jamais t’entendre pleurer.
Depuis ce jour, dans la famille chacun a droit à la parole même Doudou le plus doux des animaux de compagnie ! « Whaouf ! Whaouf ! »
Repost 0
Published by maya.p.over-blog.com - dans Histoire pour les petits
commenter cet article
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:51

Un jour monsieur Mistigri dit.

-    Si nous allions sur la côte découvrir le sentier marin !
-    Génial ! s’exclame Ferdinand.
-    Trop bien ! font Robinson et Thomas les jumeaux.
Oscar, lui, saute à pieds joints dans toute la maison.
Plus tard, sur la plage, les voici qui se déplacent clopin-clopant, comme des canards, chaussés de leurs palmes et munis de leurs masques. Maman préfère lire son roman sous le parasol.
-    N’oubliez pas vos tubas, têtes de linotte ! crie-t-elle alors qu’ils sont déjà dans l’eau.
-    Ah ! si maman n’était pas là ! s’exclame papa.
Sur le sentier en suivant les bouées, de petits poissons argentés se faufilent sous les yeux ébahis de la petite famille.
    Oscar aperçoit une dorade royale. Robinson, lui, voit passer un loup de mer impressionnant. Papa est hypnotisé, un banc de petits poissons bien serré s’éparpille brusquement comme un feu d’artifice multicolore. Il appelle les garçons d’un signe de la main mais ils sont tous occupés.
    Thomas et Robinson s’extasient devant un petit bout de roche qui bouge. C’est une rascasse ! Oscar est ravi, il a trouvé une étoile de mer et un hippocampe.
    Ferdinand n’est pas dans les parages. Mais où donc est-il passé ?
-    Papa ! papa ! s’écrie Ferdinand une fois à la surface, j’ai trouvé la cachette d’un poulpe tout doré !
-    Allons-y, dit papa, essayons de l’attraper.
La maison du poulpe doré est dans un gros rocher. Le trou est si vaste qu’ils peuvent tous y entrer. Ça fait comme long un tuyau, on peut ressortir de l’autre côté. La famille suit le poulpe doré mais au bout d’un certain temps ils doivent renoncer car ils sont essoufflés.
Dans leur course ils se sont éloignés du sentier balisé. Ferdinand remarque au loin une forme noire.
-   C’est une épave de bateau ! clame-il.
-  On a pris nos lampes torche sous-marines ! comme ça on pourra chercher le trésor ! s’exclament les jumeaux.
-    Bravo ! dit papa. Prenez une bonne réserve d’air. Vous êtes prêts ?
Plouf ! les Mistigri s’acheminent jusque dans le bateau. Le pont est tout cabossé et rouillé mais on peut entrer dans ses sombres entrailles. En tête du groupe, les jumeaux braquent leurs lampes illuminant le long couloir.
Tout à coup, les voilà face à une énorme murène qui  leur sourit de ses dents acérées. Heureusement, les jumeaux font de grands gestes avec leurs lampes. La murène éblouie s’enfuit à toute vitesse.
Soudain Ferdinand ne voit plus rien, que se passe-t-il ? il retire son masque recouvert d’encre. Face à lui le poulpe doré le nargue. Pas le temps de l’attraper, les autres sont partis sans l’attendre.
Ils arrivent au poste de pilotage. Les commandes sont recouvertes d’algues et de coquillages nacrés. Dommage, le petit groupe commence à manquer d’air, il faut remonter. Oscar est plus malin, il a découvert une cloche d’air et lorsque les jumeaux le tirent par les pieds pour l’entraîner, un tourbillon de bulles d’air les enveloppe.
-    Hourra s’écrie Ferdinand ! on va pouvoir visiter le bateau sans remonter tout le temps à la surface.
-    Regardez ! dit Robinson, oscar nous montre un passage.
-    On dirait un toboggan fermé, fait remarquer Thomas.
Le petit groupe s’élance dans le tunnel, à la queue leu leu en se tenant par les pieds. Ils arrivent au fond du bateau, c’est si obscur que même les lumières des jumeaux ne suffisent pas à tout éclairer.
Oscar a peur, il vient se réfugier dans les bras de papa. Il a fait une découverte. Horreur ! serait-ce un squelette ? ouf ! c’est juste une grosse arête. Quand Ferdinand l’écarte, il dégage une trappe. A l’intérieur il y a un coffret. L’air commence à manquer, il faut regagner la surface. Papa sort de l’épave avec le petit Oscar dans les bras. Les jumeaux le suivent de près.
Ferdinand, lui, utilise sa corde pour attacher le coffret et le tirer jusqu’à la surface.
-    papa nous sommes riches ! s’exclame Ferdinand en remontant le coffret.
Il n’a pas remarqué que le temps a changé et qu’un gros orage les menace. D’énormes vagues déferlent sur eux. Les enfants se réunissent autour de leur père.
-    pas de panique ! lance Monsieur Mistigri. Regardez là-haut, un hélicoptère vient nous chercher. Maman aura sans doute donné l’alerte. Ah ! si maman n’était pas là !
Les sauveteurs récupèrent la petite famille un à un et c’est Ferdinand qui le dernier s’attache au baudrier. Il tient bien serré contre lui sa boite à trésor. Mais le vent violent le balance à droite, à gauche. Ferdinand a le tournis. Il s’accroche fort à la corde qui le tire vers l’hélicoptère, ses mains glissent et le coffret lui échappe.
Ah ! malheur ! le trésor a disparu au fond de l’océan !
Ferdinand rejoint, tout triste, le reste de la famille.
-    j’ai perdu le trésor ! on ne sera pas riche… sanglote-t-il.
-    Ça n’est pas grave, car le plus grand des trésors, ma plus grande richesse c’est vous ! s’exclame monsieur Mistigri, en serrant ses quatre fils contre lui.
[/font][/size]
Repost 0
Published by maya.p.over-blog.com - dans Histoire pour les petits
commenter cet article
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:49

Je suis Marie Souris et sans me vanter je suis très jolie. Mes cheveux sont tout bouclés et soyeux. J’ai les yeux bleus et le nez en trompette comme toute princesse qui se respecte.

J’ai pour me servir un guerrier et une dame.
Ours Boum-Boum me protège des attaques des vilains bandits. Il est grand et fort, une fois qu’il a montré ses dents et poussé son hurlement puissant, les brigands détalent comme des enfants. Ours Boum-Boum est doux aussi, avec sa fourrure il me réchauffe les soirées d’hiver lorsque le temps devient glacial.
Mademoiselle Miam-miam s’occupe de mes repas. Sa spécialité c’est la purée de pommes de terre au beurre frais avec du poulet rôti croustillant aux herbes, hum ! mon dessert favori c’est sa tarte aux framboises et myrtilles avec une pointe de chantilly.
Pour me déplacer j’ai un carrosse tout exprès. Il a quatre roues et un guidon, bien pratique pour le conduire. Avec mon carrosse bécane, je peux aller où je veux dans mon royaume.
Au cours de mes nombreux voyages j’ai rencontré beaucoup de princes mais aucun ne me plait.
Demain j’irai à la kermesse et là je suis sure mon prince viendra chercher sa princesse.

Je suis pirate Clément Renard. Arrière toute je suis impitoyable ! à bord du « Requin » mon célèbre vaisseau, j’ai écumé les mers et tous les océans du monde. Mon sabre « Yatalan » a coupé, tranché, percé les forbans qui ont eu la malchance de me croiser. Bien sûr, au cours de ces combats sanglants, j’ai perdu un œil et un pied mais j’ai gardé ma férocité. On me surnomme « Le Coupe-jarret » et je n’ai aucune pitié.
Mon équipage est composé de malfaiteurs que j’ai su dompter. Il y a Poule mouillée qui se contente de nettoyer le pont et les cabinets. Tocdogue, lui, est un fin limier, il est capable de renifler un voilier ennemi à plus de deux milles pieds. Albatros nous indique le route à suivre. Chanoir est le plus fort pour déchiffrer la carte au trésors. Et pour finir, Ratinus notre cuisinier sait accommoder le serpent venimeux comme personne ! son ragoût de chauve-souris est un met délicieux. Mais le meilleur c’est quand, après la bataille, il nous sert son fameux gâteau de fourmis rouges au chocolat.
Nous avons tous la dent dure et nous semons la terreur partout où nous passons. Notre devise de Flibustiers est «  pas de quartier !!! ».
Demain j’irai à la kermesse enlever la princesse et demander au roi son père une rançon digne de ce nom.

A la kermesse on peut croiser une sorcière échevelée, une fée toute en beauté, deux ou trois fermiers et même un policier.
Soudain Marie Souris et Clément Pirate se trouve nez à nez.
-    N’es-tu pas une princesse ? demande Clément pirate.
-    Oui… Pff, ça ne ce voit pas ? toi tu n’es pas mon prince. Allez, ouste du balai ! souffle Marie Souris.
-    Ton père est roi alors ?
-    Bien sûr, quelle question !
-    Il est riche et me donnera une rançon.
-    Mais de quoi parles-tu ? tu comptes m’enlever ? Attention, il y a Ours Boum-Boum qui est là pour me protéger !
Marie Souris se retourne et cherche Ours Boum-Boum ? Le malheureux est prisonnier. Marie Souris a beau l’appeler, héler, crier, hurler Ours Boum-Boum ne peut se défaire des bras du géant qui l’a ensorcelé. Il est devenu inoffensif. Marie réprime un petit « snif ! »
Clément Renard l’attrape par la main et la tire de plus en plus loin de son bien aimé gardien.
-    viens sur mon vaisseau « Requin ». Tu verras comme c’est bien ! lui chuchote Clément Renard à l’oreille.
Pour parvenir jusqu’à l’embarcation Marie Souris et Clément Renard doivent traverser la jungle et braver d’immenses dangers. Un énorme crocodile, leur barre le chemin. Sans lâcher la main de sa prisonnière, Clément Renard entreprend une lutte acharnée. Et vlam ! le sabre « Yatalan » a frappé. Ouf ! le danger est écarté.
Le navire est enfin en vue. Marie souris commence à trouver cette aventure plus distrayante que sa simple vie à la cours du roi.
-    Il va falloir faire un détour ! s’écrie Clément Renard. Devant nous, il y a des sables mouvants !
-    Des sables mouvants ? mais qu’est ce que c’est ? demande Marie Souris.
-    C’est du sable très, très, très mou. Si on marche dessus, on est aspiré. Le seul chemin qu’on peut emprunter, c’est la traversée marécageuse avec ses moustiques géants.
Décidément Clément Renard est bien renseigné. Marie souris se laisse guider.
Alors qu’ils arrivent près du vaisseau les voici attaqués par un indien.
La bataille s’engage. Qui du pirate ou l’indien va l’emporter ?  Marie Souris vole au secours du flibustier.
-    Viens, dit-elle, je t’emmène dans mon Royaume on y sera plus en sécurité. Allons libérer Ours Boum-Boum.
-    D’accord, mais tu restes ma prisonnière et je vais demander la rançon à ton père. Ça sera un beignet et une orange pressée.
Avec l’aide du pirate, Marie Souris délivre Ours Boum-Boum en tirant fort sur le bras du géant qui se retourne vers ses assaillants.
-    Eh bien les enfants vous avez bien joué ! ça vous dirait un bon goûter ?
-    Oh oui ! Un beignet et une orange pressée ! entonnent en cœur Marie souris et Clément Renard.


Repost 0
Published by maya.p.over-blog.com - dans Histoire pour les petits
commenter cet article
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:46
Whou-ou-ou-ou , le vent puissant, s’engouffre et parcourt la forêt de Belle Lurette. Les animaux surpris par le souffle, s’éparpillent, filent trouver un abri.
Clac, clac, clac, font les volets qui frappent sur le mur de la maison du vieux grincheux Adhémar. Le vent ébranle la cabane déjà bancale, le vent  la menace.
Whou-ou-ou-ou chante le vent, mais l’irascible Adhémar n’a pas peur. Non, il n’a peur de rien pas même du vent qui arrache les toits et déracine les arbres. Adhémar n’a peur de rien mais il en a marre.
-    Marre de ce vent fou ! crie à tue tête Adhémar.
Clac, clac, clac font les volets bringuebalants en cognant les fenêtres. Adhémar tire fort sur les cordes qui maintiennent sa petite maison et l’empêchent de s’envoler. Bien planté dans ses sandales toutes crottées, le vieil homme que rien n’effraie entend un cri de détresse.
-    à moi ! à l’aide !
Adhémar a pourtant une réputation effroyable. Dans le pays on dit de lui qu’il est orgueilleux, hargneux et pire encore. On dit qu’il est si détestable que le village lui-même s’est peu à peu éloigné de sa maison. On le craint, on le redoute…
Quel est donc cet inconscient qui frappe à la porte de l’indécrottable Adhémar ? 
Armé de son fusil Adhémar, face de calamar comme le surnomment les enfants du village, tire en l’air pour faire fuir l’intrus.
-    à moi ! à l’aide ! s’égosille la petite voix sans tenir compte de l’avertissement.
Le vieil acariâtre découvre, au pieds du portillon de son jardin, ce qui ressemble à un chiot tout noir, le museau pointu, la queue touffue et les yeux verts remplis de larmes.
-    File de là, sale bête, gronde Adhémar.
Mais le vent déforme ses paroles, il joue avec les sons et lorsque les mots parviennent aux oreilles du petit animal voilà ce qu’il entend.
-    viens par là, ma bébête.
-    Comme tu es bon vieil homme de bien vouloir me recueillir, moi qui suis perdu et affamé.
-    Tu n’as rien compris, épouvantail à moineaux ! Hurluberlu ! Cornichon !  … Hurle Adhémar.
Il s’apprête à lui donner un grand coup de pied, lorsque la langue du petit animal se faufile entre ses orteils et provoque des chatouillis.
Adhémar ne peut retenir un hoquet, il se surprend à rire. Une drôle de sensation, un frisson lui parcourt tout le corps. Comme c’est agréable !
Encore tout étourdi par ce moment de plaisir, il autorise l’animal à se réfugier chez lui.
-    Tiens, prends un peu de lait, euh… Quel nom vais-je te donner ?
Que dirais-tu de… Noiraud ? ça te va bien, dit-il satisfait.
Les jours passent et commence alors une belle amitié entre le vieillard grincheux et l’orphelin malheureux.
Noiraud reconnaissant, range, nettoie, récure, répare, prépare les repas du vieil ours mal léché. Peu à peu, grâce à sa bonté et ses mille petites attentions il apprivoise son maître.
La maison se remplit des « hi ! hi ! hi ! » et «  ah ! ah ! ah ! » d’Adhémar heureux. Fini, les « j’en ai marre ! », maintenant Adémar se marre.
Ce bonheur retrouvé donne envie au vieux monsieur de présenter son ami Noiraud à ses voisins les villageois.
Lorsqu’il traverse la place du village, Noiraud, qui est devenu une belle bête, impressionne les passants. Il est majestueux sur ses hautes pattes, son museau s’est allongé, sa queue s’est étoffée et son regard vert glace les villageois qui donnent l’alerte.
-    au secours le loup est revenu !
-    rentrez chez vous le loup est dans le rue !
la police et les pompiers rappliquent sur le champ et encerclent Noiraud tout penaud. Adhémar comprend alors, son ami est en grand danger. Il se précipite sur lui pour le protéger et fait semblant de le maîtriser.
-    Victoire ! Adhémar a sauté sur le loup comme un barbare ! Vive Adhémar ! Vive Adhémar !
Voilà ce qu’on peut entendre.
-    Maintenant c’est mon prisonnier ! j’en fais ce qu’il me plait ! lance Adhémar.
Pas la peine de faire les présentations, aussitôt il empoigne Noiraud et le tire par la queue comme un gros sac de pommes de terre.
Les badauds interloqués, ne bougent pas d’un pouce. Adhémar ce vieux grigou est plus fort que le loup. Qui l’aurait cru ! qui l’aurait cru ! Ils se contentent de l’acclamer.
Depuis ce jour, Adhémar a retrouvé l’estime des villageois. Il est devenu le célèbre chasseur de loups de toute la région. Ceux qui veulent se débarrasser des loups qui hantent leur forêt font appel à Monsieur Adhémar.
Mais personne n’ose encore s’approcher de sa maison, ce qu’on y verrait pourrait bien étonner.
Depuis ce jour, Adhémar face de Calamar n’est plus grognon, n’a plus le cafard. Il a ouvert sa porte à de drôles de réfugiés, des loups de toutes origines y ont fondé une belle et grande famille.

 

Repost 0
Published by maya.p.over-blog.com - dans Histoire pour les petits
commenter cet article
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:41

Comme il fait bon se promener dans la grande vallée à Prat de bouc !
Ce matin nous partons à l’aurore, il fait si froid que je ne rechigne pas une seule seconde à enfiler ma grosse doudoune orange en plume d’oie. Pourtant, je ne l’aime pas du tout car quand je la porte, j’ai l’air d’une pelote de laine !
Je suis bien trop contente ! une balade en traîneau, c’est mon rêve! C’est papa qui a tout organisé. Il a attendu l’arrivée de pépé et mémé pour qu’ils en profitent eux aussi. Même maman n’était pas dans la confidence ! Il faut dire que papa sait très bien garder les secrets.
Nous voilà glissant sur la neige ferme et éclatante au soleil. Le ciel est bleu cyan, je le sais car c’est Mademoiselle Marthe, ma maîtresse, qui me l’a appris.
J’ai choisi de m’installer entre mes grands parents sur le siège avant, ainsi je peux mieux admirer le paysage et observer les rennes qui tirent notre traîneau.
Ils sont au nombre de quatre et notre guide, qui s’appelle Richard, me donne leurs noms. Il y a Enfant, Dandy, Frison et Moineau.
Moi, je trouve que Moineau est le plus joli et le plus poli aussi, car à notre arrivée lorsque je lui ai caressé les bois, il s’est laissé faire gentiment. Il ne s’est pas montré désagréable comme ses cousins. Non !
En cheminant au fond de la vallée nous longeons une forêt. A la sortie d’un virage, nous passons devant une bergerie abandonnée et nous croisons des promeneurs en raquettes. Nous leur faisons de grands signes pour les encourager. Ce n’est pas si facile que ça de marcher sur les sentiers enneigés avec des raquettes attachées aux pieds !
Au bout d’un moment, Je remarque un petit animal caché derrière un sapin tout proche.
-    Regardez ! dis-je en montrant le museau sombre et frétillant qui pointe derrière le feuillage vert.
Aussitôt Richard ralentit l’allure afin que chacun d’entre nous l’observe.
-    C’est une belette ! s’exclame grand-père.
-    Non, rectifie Richard. Il s’agit d’une hermine, regardez son pelage… il est plus clair que celui de la belette, ses oreilles et sa queue sont plus grandes aussi.
Papa est d’accord avec Richard car à la maison il a un gros livre avec des images de tous les animaux de la nature, leur nom et l’endroit où ils vivent. C’est maman qui lui a offert pour son anniversaire. Depuis papa est super calé en animal !
Pendant que les adultes discutent, la jolie hermine en profite pour prendre la poudre d’escampette. On décide alors de s’arrêter pour le déjeuner. L’endroit s’y prête bien car un peu plus haut un gros rocher domine la vallée. On peut y grimper facilement. Là, sous les rayons chauds du soleil nous mangeons nos sandwichs de bon appétit et nous profitons du beau temps. Papa et maman vont faire une petite balade sans trop s’éloigner. Pépé et mémé préfèrent prendre quelques photos souvenirs.
Moi, je vais voir les bêtes qui se reposent un peu avant le retour. Moineau se laisse approcher. Je le caresse sur le museau. C’est doux comme mon nounours Alphonse ! Je lui demande s’il connaît le père noël. Il remue vigoureusement sa tête de haut en bas, j’en déduis qu’il le connaît. Mais alors… Richard ne serait-il pas l’apprenti du père noël? il faut dire qu’il est très grand, qu’il porte un pull rouge et un bonnet blanc et qu’en plus sa barbe est toute bouclée comme celle du père noël sauf qu’elle est rousse. Je n’ose pas lui demander…
Il est temps de rentrer. Nous empruntons alors la crête dominant la vallée. Le spectacle est vertigineux. Oh ! la, la ! Je sens mémé se crisper, je crois qu’elle a un peu peur. Moi aussi… j’ai très peur…
Le chemin montant nous mène dans la forêt épaisse et sombre. Brrr… ça me fait froid dans le dos, je m’agrippe à mémé en prétextant un frisson.
Deux billes lumineuses brillent. Je les remarque, mais ne dis rien.
-    Ce sont les yeux du renard , affirme Richard qui les a vu lui aussi.
-    Ou peut-être du loup ? dis-je.
-    Non, je ne crois pas. Ce renard a été repéré depuis peu par le garde forestier… Et combien même, tu n’as plus peur du loup à ton âge !
-    Bien sûr que non ! dis-je avec assurance. Mais au fond, j’ai une petite crainte qui me trifouille l’estomac.
Heureusement, nous sommes presque arrivés à la station. Que d’émotion durant ce voyage !
-    Dis papa ! on pourra le refaire ?
-    Si tu veux, la prochaine fois on ira jusqu’au refuge et on y dormira.
-    Oh ! oui ! je le veux papa.

Le soir, enfouie dans mon lit douillet je pense à ma journée. Demain je raconterai tout à mon meilleur copain Paul.
Repost 0
Published by maya.p.over-blog.com - dans Histoire pour les petits
commenter cet article
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 11:32
souriceaux.jpg
Il est blanc, a une queue aussi longue qu’une aiguille à tricoter, des oreilles en feuille de laitue, c’est Antonin le souriceau.
Il vit avec son immense famille à la campagne dans une ferme ultra moderne. Il est heureux, ne manque de rien et son rêve le plus grand est d’aller visiter NEW YORK .
Comme il est reçu à tous ses examens, ses parents lui font une surprise.
-    Tiens, lui dit son père en lui tendant des billets d’avion, tu l’as bien mérité. Ton travail est récompensé. Ton avion part demain matin, allez, ouste cours te préparer.
Antonin est aux anges, il ne sait pas quoi dire à ses parents. Alors, il ne dit rien, mais ses petits yeux noirs brillent d’émotion.
Sa maman lui fait quelques recommandations.
-    surtout lorsque tu seras là-bas, méfie-toi, il y a beaucoup de mauvais garçons. Je t’ai préparé ces pruneaux, si jamais on t’ennuie, offre les. Leur effet est impitoyable, aussitôt, ils souilleront leur pantalon. Avec le  jus de poireau ils auront des fuites d’eau.
Antonin sourit, il pense que demain il sera dans l’avion qui l’emmènera
à NEW YORK.

    Le lendemain, lorsqu’il arrive à l’aéroport, un garde à l’entrée lui annonce qu’il est fermé pour une durée indéterminée mais qu’il peut passer au comptoir se faire rembourser ses billets.
    Antonin a les larmes aux yeux, son grand rêve s’évanouit comme une vieille crêpe racornie.
    Devant le comptoir une foule en colère s’amoncelle.
-    Comment ? dit un tel, mais je dois rejoindre mes enfants ! c’est une honte !
-    Il n’en est pas question ! s’égosille un autre, je ne bouge pas tant que je n’ai pas une vraie explication !
L’employé de l’aéroport est très embêté, il ne sait quoi répondre car son supérieur hiérarchique ne lui a rien expliqué. Il ne fait que dire.
-    Je suis désolé Monsieur… Veuillez accepter mes excuses Madame…
Mais les voyageurs excédés crient.
« Du balai ! on veut prendre notre avion ! on a payé ! laissez-nous passer ! »

Soudain, un grand fracas retentit, suivi de barrissements effrayants. Aussitôt, les voyageurs décampent et font place nette. Seul, Antonin étourdit par le remue-ménage ne bouge pas.
Il fixe tristement ses billets.
A cet instant, le directeur de l’aéroport prend la parole pour donner des explications.
- Pas de panique ! l’ambassadeur d’Amérique, Monsieur Eléphentias, est resté coincé dans le couloir qui mène à l’avion. On ne sait comment le sortir de là ! Nous demandons à tous ceux qui ont une idée de venir nous voir au comptoir.
Le directeur est bien ennuyé. Les voyageurs ne l’ont pas écouté, ils se sont tous cachés. Il ne voit qu’un minuscule souriceau blanc qui s’avance timidement vers lui.
-    J’ai une idée ! lance Antonin.
-    A la bonne heure ! répond le directeur. Si ton idée est bonne, je t’offre un voyage tous les ans vers la destination de ton choix de TOMBOUCTOU aux îles CAÏMAN.
En entendant la proposition du directeur, Antonin gonfle sa poitrine et tout de go annonce son plan.
-    Hum… Hum… fait le directeur en écoutant attentivement. Des pruneaux… du jus de poireaux…
-    Hum… Hum… font les employés. Du jus de poireaux… Des pruneaux…
-    Oui ! s’écrie Antonin exalté, car il pense aux merveilleux voyages qu’il pourra faire si son plan marche.
Oui ! les pruneaux vont lui nettoyer les boyaux et le jus de poireaux l’aidera à éliminer son eau. L’ambassadeur d’Amérique va donc perdre quelques kilos et libèrera le passage.
    Le directeur trouve l’idée saugrenue mais l’expose quand même à l’Ambassadeur qui accepte de se prêter à l’expérience.
    Il mange les deux kilos de pruneaux et boit le litre de jus de poireaux que la maman d’Antonin a préparé pour lui.
-    Le jus de poireaux est efficace ! s’exclame l’ambassadeur. Quant aux pruneaux je vous passe les détails ! prout !
L’ambassadeur perd suffisamment de tours de taille pour libérer le couloir et s’acheminer jusqu’à l’avion.
Ensuite, l’équipe de nettoyage se charge du reste.
Les voyageurs sortent de leur cachette et acclament Antonin le souriceau. L’ambassadeur en personne le remercie et lui offre les guides les plus réputés, mais aussi les plus beaux hôtels et les meilleurs restaurants pour son voyage à NEW YORK.

Quel voyage merveilleux ! lorsqu’il rentre à la maison, Antonin, rapporte des tas de souvenirs et plein de jolies photos !
Déjà il pense au voyage qu’il fera l’année prochaine et pourquoi pas TOKYO ?
Repost 0
Published by maya.p.over-blog.com - dans Histoire pour les petits
commenter cet article